La Responsabilité sociétale des entreprises, ou Rse, désigne l’intégration volontaire des enjeux sociaux, environnementaux et éthiques dans la stratégie, en cohérence avec la norme Iso 26000.
Le paysage français regorge de labels et d’évaluations, de Lucie à Engagé Rse, sans oublier B Corp, avec des promesses parfois proches mais des exigences bien distinctes.
Ces dispositifs aident à matérialiser des engagements EsG, à gagner en lisibilité auprès des parties prenantes et à structurer les données attendues par la Csrd.
Un comparatif aide à choisir selon la taille, le secteur et les objectifs, car un groupe international, une EtI industrielle et une Tpe de services ne cherchent pas la même reconnaissance.
Qu’est-ce qu’une certification rse et pourquoi s’engager ?
Une certification Rse atteste, via un référentiel et des audits indépendants, que l’entreprise applique des pratiques EsG et qu’elle pilote ses progrès.
Ces démarches s’adossent souvent à Iso 26000, aux Odd et aux cadres de reporting liés à la Csrd, ce qui transforme un engagement déclaratif en trajectoire vérifiée.
Lucie dépasse 1000 organisations labellisées en 2025, tandis qu’Ecovadis a déjà évalué 150 000 entreprises dans 175 pays, signe d’un marché arrivé à maturité.
Les labels servent aussi de levier business, car ils sécurisent des appels d’offres, rassurent des financeurs et apportent une méthode d’amélioration continue.
- Une crédibilité renforcée auprès des clients, investisseurs, salariés et partenaires.
- Un accès facilité aux marchés exigeants et aux chaînes d’approvisionnement sélectives.
- Une dynamique d’amélioration continue, avec des plans d’action et des jalons clairs.
- Une préparation du reporting, avec des repères utiles pour le Gri et la Dpef.
Label lucie 26000

Lucie 26000 naît en 2007, en partenariat avec Afnor, et s’aligne sur la norme Iso 26000, devenue la boussole de nombreuses politiques Rse.
Le label vise un spectre large, des entreprises aux associations, sans écarter les collectivités, ce qui explique sa présence dans des écosystèmes variés.
Son architecture repose sur une évaluation structurée et un plan de progrès, ce qui évite les démarches d’affichage.
Lucie franchit le cap des 1000 organisations labellisées en 2025, et conserve une image de référence dans l’Hexagone.
- Un seuil minimal de 500 points sur 1000 points.
- Une formation de 2 jours, une auto-évaluation, puis un audit externe.
- Des audits réalisés par Bureau Veritas ou Rseval.
- Un coût dès 6000€ sur 3 ans, avec un plan d’action sur 4 ans et un contrôle à 2 ans, ainsi qu’une vérification des engagements à 18 mois.
- Des exemples comme Banque Populaire Rives de Paris et Digitalli.
Label engagé rse (afnor)
Engagé Rse, créé en 2007 sous le nom Afaq 26000, s’appuie sur Iso 26000, mais aussi sur le Gri et les Odd, ce qui le rend familier aux directions conformité et reporting.
Le label propose une lecture de maturité, pensée pour mesurer la progression plutôt que de figer une photo.
Cette logique par paliers aide les organisations à bâtir une trajectoire, même lorsque le point de départ reste perfectible.
Le dispositif compte plus de 220 labellisés, avec une présence notable d’acteurs à forte exposition publique.
- Une évaluation fondée sur 55 critères répartis en 8 chapitres.
- Trois niveaux, progression, confirmé, exemplaire, avec une notation sur 1000.
- Un cycle de 3 ans, avec un audit initial et un jalon à 18 mois.
- Un audit sur site, des entretiens avec des parties prenantes, puis un rapport et un plan correctif.
- Une compatibilité avec la Csrd, avec des exemples comme la Ratp et Harmonie Mutuelle.
Label b corp
B Corp, lancé en 2006 aux États-Unis par B Lab, revendique une portée internationale et une grammaire commune pour les entreprises à impact.
Le mouvement rassemble environ 4000 entreprises certifiées dans le monde, dont 145 en France, avec des noms connus du grand public.
Son référentiel propre repose sur environ 200 questions, ce qui ancre l’évaluation dans un dispositif standardisé à l’échelle mondiale.
Le label s’adresse aux entreprises à but lucratif et pousse une transformation du modèle d’affaires, au-delà d’un plan d’action Rse classique.
- Un questionnaire en ligne fondé sur un référentiel propre, avec un score supérieur à 80 points.
- Une phase de vérification et d’approfondissement des réponses et des preuves.
- Une exigence statutaire, avec modification des statuts autour de la raison d’être et de l’interdépendance.
- Un renouvellement tous les 3 ans, avec des contrôles aléatoires.
- Des exemples comme Nature & Découvertes et Danone.
Label positive company
Positive Company arrive en 2019 avec une proposition made in France, pensée pour rendre la structuration Rse plus accessible.
Le référentiel s’aligne sur Iso 26000, les Odd et les attentes Csrd, y compris l’approche VsmE, ce qui parle aux structures qui visent un reporting plus solide.
Le dispositif accueille des Tpe comme des grands groupes, quel que soit le secteur, avec une logique de progression lisible.
La méthode privilégie l’accompagnement et l’itération, ce qui convient aux organisations qui souhaitent enclencher une dynamique sans basculer dans une ingénierie lourde.
- Une notation de 1 à 3 étoiles.
- Une validité de 3 ans, avec un audit à 18 mois.
- Une évaluation fondée sur un référentiel propre.
- Des enquêtes anonymes auprès des parties prenantes, avec un suivi dédié et un prix accessible.
- Une reconnaissance par Ecovadis et par des donneurs d’ordres.
Pme+ et ecovadis : options adaptées aux pme
Pme+ et Ecovadis figurent parmi les solutions les plus mobilisées par les Pme, car elles répondent à des usages fréquents, structurer une démarche, prouver un niveau, ou satisfaire un client donneur d’ordres.
Ces deux options ne couvrent pas le même besoin, car l’une fonctionne comme un label quand l’autre produit une notation exploitable dans une relation commerciale.
Cette distinction « label » versus « score » change la manière de communiquer, de se comparer et de piloter les priorités.
Label pme+
Pme+ constitue un label français fondé sur Iso 26000 et pensé pour les Pme et EtI, avec un cadre adapté à leurs réalités opérationnelles.
Le dispositif compte plus de 220 entreprises labellisées, ce qui lui donne un ancrage tangible dans le tissu économique.
Le label passe par un audit, qui valide des pratiques et des engagements.
Le renouvellement annuel apporte une solution légère, taillée pour des petites structures qui recherchent un rythme court et une charge de travail maîtrisée.
Évaluation ecovadis
Ecovadis relève de la notation, quand un label ou une certification atteste un niveau via un processus de labellisation, car la plateforme délivre un score utilisé pour comparer et piloter.
L’organisme, créé en 2007, revendique 150 000 évaluations dans 175 pays, ce qui en fait un standard de fait dans de nombreuses chaînes d’approvisionnement.
L’évaluation s’appuie sur des référentiels comme le Gri, le Pacte mondial de l’Onu, les Odd et Iso 26000.
- Une durée moyenne d’environ 3 mois.
- Une plateforme pensée pour centraliser preuves et échanges.
- Un usage fort côté donneurs d’ordres, avec un rôle de filtre dans la supply chain.
Ecovadis ne constitue pas un label certifiant, il délivre un score de performance Rse.
Tableau comparatif des labels rse
Le tableau ci-dessous sert de repère pour trier vite, en croisant l’âge du dispositif, son périmètre, l’autorité d’attribution et la cible.
Une lecture efficace consiste à partir de l’éligibilité, puis à vérifier le référentiel et les exemples afin d’anticiper la reconnaissance dans votre secteur.
| Label | Création | Périmètre | Attribution par | Éligibilité | Nb labellisés | Référentiel | Exemples |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Lucie 26000 | 2007 | France | Comité indépendant | Tous | 1000+ | Iso 26000 | Banque Populaire Rives de Paris |
| Engagé Rse | 2007 | France | Afnor | Tous | 220+ | Iso 26000 | Ratp |
| B Corp | 2006 | Monde | B Lab | Lucratif | 4000 monde / 145 France | Propre | Danone |
| Positive Company | 2019 | France | Dispositif progressif | Tous | Non communiqué | Iso 26000 | Non communiqué |
| Pme+ | Non communiqué | France | Non communiqué | Pme-eti | 220+ | Iso 26000 | Non communiqué |
| Ecovadis | 2007 | Monde | Organisme de notation | Tous | 150 000 évaluées | Gri, Iso 26000 | Non communiqué |
Comment choisir le bon label pour votre entreprise ?
Le bon choix part d’un besoin précis, puis se traduit par un dispositif dont le niveau d’exigence et le format collent à votre réalité.
Une entreprise qui vise la Csrd, une reconnaissance internationale, ou une réponse à appel d’offres ne retient pas les mêmes critères qu’une structure qui cherche un cadre de progrès.
Le budget, la durée d’engagement et la charge interne orientent le choix, car un label structurant implique une mécanique de preuves, d’audits et de pilotage.
Lucie illustre cet arbitrage avec un ticket d’entrée dès 6000€ sur 3 ans, à comparer avec des approches plus progressives.
- La maturité Rse actuelle, entre premières actions et dispositif déjà outillé.
- L’objectif prioritaire, conformité Csrd, accès à l’international, ou réponse aux donneurs d’ordres.
- Le budget accepté, entre coûts directs et temps interne.
- La durée et les ressources internes, car audits, collecte de données et plans d’action mobilisent des équipes.
- La reconnaissance attendue par les parties prenantes, selon votre secteur et vos marchés.
Un audit interne et une remise à niveau des pratiques créent une base solide avant de lancer une labellisation.
Une entreprise au début de sa trajectoire gagne souvent à démarrer avec un label progressif comme Positive Company ou Engagé Rse, puis à monter en cadence selon ses enjeux.







